Pourquoi le deuil périnatal n'est pas un deuil comme les autres?

Comment le surmonter et retrouver son énergie physique et psychique?


Qu'il s'agisse de l'interruption volontaire de grossesse, d'une fausse-couche ou du décès prématuré d'un bébé au cours de sa grossesse, le deuil périnatal est une épreuve qui reste de nos jours encore taboue.


Tantôt banalisée, tantôt sacralisée, dans les deux cas, une femme vivant cette perte se trouve bien trop souvent seule et incomprise. Le sujet est évité, éludé... Pourquoi?





Parce qu'il comporte étroitement deux notions contradictoires: la naissance (la vie) et la mort. Dans l'inconscient collectif, la naissance représentant l'opposé de la mort, il n'est pas dans l'ordre des chose de vivre une telle souffrance. Un blocage se produit alors au niveau du cerveau, qui ne trouve aucune solution satisfaisante à ce qu'il considère comme une erreur de la nature. La seule solution pour lui est alors: l'évitement.


Mais encore plus, l'entourage se sent impuissant. Votre conjoint ne trouve pas les mots? Votre deuil est rendu encore plus difficile par le manque de soutien des gens autour de vous? L'empathie est une notion indispensable pour l'endeuillée, or, pour communiquer de l'empathie il faut pouvoir se mettre à votre place. Dans le cas d'un deuil périnatal, il est difficile pour les proches n'ayant pas vécu de faits similaires, de se mettre à la place de la personne touchée. Cette difficulté est d'ailleurs accentuée par le manque de matérialisation de ce deuil (pas d'enterrement, de rite, on n'a pas vu ce qui s'est produit...).


Alors, comment surmonter un deuil périnatal?


Comme pour tout deuil, il n'y a pas de règle.

Chaque vécu est différent et chaque personne vit différemment son vécu.


Le processus est différent pour chaque personne. Quoi qu'il arrive, il est en cours, que l'on en soit conscient ou non, qu'un déni se déclare ou non, qu'on le veuille ou non. Comme pour une plaie, la cicatrisation a lieu, qu'on la soigne ou qu'on la délaisse.


Soyez patiente, indulgente et bienveillante avec vous-même. Foutez-vous la paix.


Vous ne souhaitez plus en parler? N'en parlez plus.

Vous souhaitez tourner la page? Tournez-la.

C'est trop tôt? Laissez-vous le temps, c'est votre ami.

Personne ne peut vous dire ce qui est mieux pour vous car personne n'est à votre place.


Un accompagnement thérapeutique peut vous permettre d'être assistée tout au long de votre cicatrisation. Dans tous les cas, la cicatrice sera toujours présente, en témoin de ce vécu qui compose dorénavant votre histoire.


La naissance et la mort sont toutes les deux un début et une fin à la fois.

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