Mais non, je ne fais pas un burn out... si ?



J’ai pu connaître les joies du burn out lors de ma première carrière professionnelle, c'est pourquoi il me tient à coeur de revenir sur ses symptômes, encore difficiles à évaluer.

Nous sommes tous amenés un jour ou l'autre à ressentir de la lassitude, une diminution ou une perte de sens dans les tâches que l’on accomplit au travail, un manque d’entrain, une fatigue émotionnelle, physique, ou mentale. Cela ne signifie pas pour autant que nous faisons systématiquement un burn out, mais il est important de s'écouter, afin d'en prévenir les risques.


Alors comment différencier un simple ressenti passager d’un burn out?

Tout d'abord, si vous ressentez un mal-être au travail: n'hésitez pas à consulter votre médecin généraliste. C'est lui qui sera à même de trouver les meilleures solutions pour votre situation. Sachez qu'il est beaucoup plus difficile de sortir d'un burn out que de le prévenir en amont.



Maintenant: faisons le point sur les 3 B : Burn out, Bore out et Brown out.


Le burn out. 

Passé de l’ombre à la lumière le burn out est de nos jours pris très au sérieux. Il s’agit d’un « épuisement professionnel », syndrome résultant d’un stress chronique au travail non géré.



Les symptômes du burn out sont multiples: fatigue, difficultés voire impossibilité de se lever le matin, insomnies, crises d’angoisses, grande tristesse, boule au ventre etc... la particularité d'un burn out est qu’il n’y a parfois aucun symptôme visible.



Le bore-out

Le bore-out est une crise provoquée par un ennui sur le long terme au travail. Le manque de stimulation intellectuelle, de perspectives professionnelles ou de tâches enrichissantes conduit à un épuisement tant physique que mental. Une mise au "placard" du salarié peut également provoquer un bore-out et donc, si rien n'est fait, une dépression.


Passer ses journées sur internet ou à la machine à café, laisser les tâches s'entasser, regarder l'heure tout au long de la journée sont des signes d'ennui au travail qui peuvent devenir extrêmement pesants pour la personne qui les vit. Il/elle se sent sous employé(e), non considéré(e) à sa juste valeur, et mis(e) à l'écart. Un cercle vicieux voit alors le jour jusqu'au désengagement profond de l'employé, voire même, l'effondrement psychique et physique.


À ne pas confondre avec le brown-out, qui peut néanmoins être lié.



Le brown-out

Littéralement brown-out signifie: manque de jus.


Le salarié n'a plus aucune énergie pour accomplir les tâches et projets qui composent son travail. Il procrastine, s'ennuie en réunion et ne sait plus quelle orientation donner à sa carrière.


La particularité du brown-out vient du fait que le travail que la personne accompli n'a aucun sens pour elle et que les tâches lui semblent être contre-productives ou à l'opposé de ses valeurs. Elle trouve alors son travail absurde, et perd toute motivation pour le faire.


Finalement, même sa vie familiale et sa vie sociale finissent par pâtir de ce désintérêt pour la vie professionnelle, ainsi que sa santé physique et mentale. Des angoisses apparaissent, ainsi que des questionnements existentiels.


Souvent, un changement de poste ou une reconversion professionnelles sont la solution, pour contrer le brown-out. Pour vous aider, le bilan de compétences, pris en charge par le CPF et établi par un psychologue existe. Vous n'avez même pas besoin de prévenir votre employeur.



Il est délicat de différencier le burn out (ou les 2 autres B) d’une dépression. Si toutefois vous vous vous posez des questions, n’hésitez pas à consulter votre médecin ou tout autre professionnel compétent, tel qu’un psychologue ou un psychothérapeute. Certains sont même spécialisés.

Dans tous les cas, sachez qu’il existe des solutions, et que, plus tôt on s’y intéresse, mieux c’est.



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