Les violences gynécologiques et obstétricales: quels risques à ne pas en parler?


Pourquoi est-il important qu’une personne ayant été victime de violences gynécologiques en parle?

Tout d’abord, il faut préciser que chaque personne aura un ressenti différent face à un évènement. L’impact que les violences subies auront sur une personne ne se discute pas et est légitime, quelle que soit la nature de ces violences. Ceci étant clarifié, des similitudes qui respectent les différentes étapes du processus de deuil ont été observées. Nier son ressenti peut alors conduire à développer certains symptômes voire des maladies, car n’oublions pas que : «Ce qui ne s’exprime pas s’imprime».




Quelles sont ces étapes?

En premier lieu il y a le choc, voire le déni pur et simple:

Comment est-ce possible? Ce que je ressens est-il légitime? Ce qu’il s’est passé ne peut pas être si grave puisque le milieu médical dont le rôle est de me soigner et de me protéger semble trouver cela normal.

La victime vit alors une grande incompréhension. Puis, la colère est inévitable: Je sens que quelque-chose ne va pas. Je prends alors mes distances avec la réalité, car c’est trop dur: les contradictions entre ce que je ressens et la réalité apparente sont trop difficiles.


Alors comment faire?


Libérer la parole est déjà essentiel. En parler permet d’acter la réalité qui est bien là même si vous ne voulez pas la voir: c’est arrivé, j’ai été victime de violences et mon ressenti est enfin pris en compte.

Un accompagnement thérapeutique peut vous aider à traverser cette épreuve et à retrouver une harmonie émotionnelle, une reconnexion à votre corps et une sexualité épanouie. L’objectif n’est pas d’oublier, mais de retrouver la liberté.


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