Quand vais-je m'en sortir? Les étapes incontournables du deuil.



Une épreuve telle qu’un deuil (qu’il s’agisse d’un décès, d’une rupture, d’une maladie, ou du départ de ses enfants du foyer familial…) peut être dévastatrice pour la personne qui la vit, sans que ses proches ne le réalisent vraiment.


A l’inverse, un deuil peut être considéré comme très dur par l’entourage alors que la personne touchée ne le vivra pas de cette manière.


La minimisation de la souffrance peut mener à un sentiment de solitude et de tristesse très profonds voire à un état dépressif, lorsqu’une amplification peut, quant à elle, provoquer chez la personne un fort sentiment de culpabilité, voire là aussi, de dépression.

Dans les deux cas, la personne en souffrance se dira inconsciemment à tort: « Je ne ressens pas ce qu’il faudrait. » voire « Je ne suis pas normal. »


Comment s’en sortir?

En réalité, il n’y a pas de « bon » ou « mauvais » ressenti ou de « bon » ou « mauvais » comportement.

Chacun fait comme il peut pour composer avec la réalité qui est devenue la sienne


Mais que l’on en soit conscient(e) ou non, le processus de deuil est déjà enclenché. En être conscient permet d’être vigilant(e), à l’écoute de son corps et de ses émotions, afin de traverser le plus en douceur possible les 5 étapes de cette épreuve déjà bien assez difficile.




En premier lieu il y a le choc, voire le déni: Comment est-ce possible? Ce que je ressens est-il légitime? Pourquoi? La personne peut vivre une grande incompréhension.

Puis, la colère est inévitable: Je sens que quelque-chose ne va pas. Un fort sentiment d’injustice, de trahison ou d’abandon s’installe en moi sans que je ne puisse vraiment le contrôler.

Je vais alors prendre mes distances avec la réalité, car c’est trop dur. Je vais tenter de ne plus penser à tout cela, de le mettre à distance. Dans un premier temps, cela semble plus facile comme ça. C'est parfois même une question de survie. Les contradictions entre ce que je ressens et la réalité apparente m’empêchent d’avancer, voire même d’assurer les tâches quotidiennes alors que je suis sensé(e) reprendre le cours normal de ma vie.


Mais cela ne dure qu’un temps, bien sûr… Car la réalité est toujours là, même si j'essaie de l'esquiver. C'est alors que la période de dépression intervient. Une grande tristesse m'envahit sans que je ne puisse la contrôler. C'est le moment où il faut faire preuve de la plus grande attention, tout en laissant le temps faire les choses.



C'est seulement après ces étapes plus ou moins longues, chronologiques ou non, que la reconstruction peut avoir lieu, avec un accompagnement constant, car rien n'est gravé dans le marbre.


Tout est une question d'équilibre. Petit à petit, la personne peut réintroduire de la joie dans sa vie afin de se reconnecter à sa nature profonde.

Accepter que cela prend du temps est certainement l'une des choses les plus difficiles à vivre pour l'entourage comme pour la personne touchée. C'est pourquoi un suivi thérapeutique neutre peut être très utile voire nécessaire, afin de ne plus être seul(e).